Deviens architecte de ta propre sécurité

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Deviens architecte de ta propre sécurité

Depuis fort longtemps des forces de l’ordre constituées veillent à la sécurité des personnes et des biens en faisant appliquer la loi. En effet, la sécurité ayant été élevée au rang de droit fondamental, la Constitution précise que « Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ». A ce titre, l’État a le devoir d’assurer la sécurité en veillant, sur l’ensemble du territoire de la République, à la défense des institutions et des intérêts nationaux, aux respects des lois, au maintien de la paix et de l’ordre publics, à la protection des personnes et des biens. Telle est « la colonne vertébrale du concept de sécurité publique ». Mais, juguler l’insécurité publique s’est complexifié avec le temps sous la pression de nombreux impératifs qui ont fini par éroder ce fondement et imposer une nouvelle approche de la sécurité.


A. L’érosion de nos croyances en matière de sécurité
La Terre est devenue un siège éjectable, qui ne fait plus de distinction entre les riches et les pauvres, les Noirs et les Blancs, le Nord et le Sud ou l’Est et l’Ouest. La volatilité des biens, l’érosion des solidarités, l’asymétrie des violences et la furtivité des menaces se conjuguent et fragilisent ainsi la société. Cette société « urbaine, mobile, vulnérable » s’est globalisée.

  1. Des menaces asymétriques
    À mesure que le monde évolue, de nouveaux dangers et de nouvelles formes de menaces apparaissent traduisant de nouveaux défis sécuritaires. Le monde globalisé, à défaut d’être plus dangereux, est devenu plus instable et plus complexe. Demain, tout à l’heure, n’importe quand, un événement peut venir rompre l’équilibre dans lequel l’individu vit. Nous sommes tous concernés et égaux face aux enjeux de la sécurité.
    Les réformes légales et pragmatiques des processus de sécurité publique enclenchées depuis la Conférence des Forces vives de la nation de 1990 par la désaffiliation de la Police nationale a connu une certaine accélération ces dernières années avec la réforme de 2017 ayant consacré la création de la Police républicaine. En effet, face au développement graduel des phénomènes d’insécurité, les politiques publiques de sécurité se sont fortement transformées dans un souci constant d’adaptation. Chaque période a essayé de construire des piliers de protection, de vigilance, de répression, de prévention et de pouvoir de police. Cependant, de nombreux problèmes demeurent et justifient un changement de paradigme.
    Nos États, nos sociétés et nos entreprises sont aujourd’hui confrontés à de nouveaux types de risques qu’il est indispensable de prendre en considération afin qu’ils ne perturbent pas leur stabilité, leur devenir et le développement de leurs activités. Les acteurs malveillants font sans cesse évoluer leurs outils pour mieux cibler leurs attaques, et les organisations n’ont d’autre choix que de se réparer aux menaces sécuritaires en constante évolution. Il est donc urgent, non pas d’attendre la providence, mais d’avoir une démarche réflexive envers l’objet de sécurité. La sécurité fait appel aujourd’hui à de nouvelles intelligibilités.
  1. Des limites de l’approche traditionnelle
    Bien que les forces de l’ordre jouent un rôle crucial dans le maintien de la sécurité, l’implication des citoyens est indispensable pour créer un environnement sûr. La sécurité ne peut plus efficacement être assurée uniquement par les forces de l’ordre. En essence, la sécurité pour être efficace doit devenir un effort commun où chacun a un rôle à jouer, et pas seulement une fonction déléguée à la police ou à l’armée. Si jusqu’à une période récente, la responsabilité de la sécurité incombait exclusivement à l’État, les nombreux incidents, accidents, catastrophes et autres situations de crise montrent combien ce principe ne peut plus être d’actualité. La sécurité est un domaine qui devrait être partagé par tous.
    À l’heure où les difficultés économiques touchent presque tout le monde, et particulièrement les États, la sécurité ne saurait être la seule obligation des gouvernants, des militaires, des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers. Les lignes budgétaires n’autorisent plus de recrutement massif de fonctionnaires pour répondre à l’explosion du nombre de sollicitations des services publics de sécurité. Avec un tel système sous tension, les questions d’insécurité viennent périodiquement faire la une des médias et alimentent systématiquement les débats politiques. La sécurité n’est pas l’affaire des autres, « la sécurité nous concerne tous ». Elle appelle la mobilisation de tous, sans exception y compris les entreprises et organisations.

B. L’exigence d’une nouvelle approche de la sécurité
La création d’une nouvelle culture de la sécurité est un défi majeur pour toute organisation souhaitant non seulement protéger ses collaborateurs mais aussi garantir la pérennité de ses activités. Elle repose sur la compréhension que chaque individu joue un rôle déterminant dans le maintien d’un environnement sécurisé.

  1. La participation des organisations à leur propre sécurité

La rhétorique de la coproduction de la sécurité par tous vient en butte à l’une des croyances les plus ancrées au sein de notre société : la certitude que la sécurité relève exclusivement de la responsabilité de l’État et de ses services. En effet, cette approche traditionnelle a montré ses limites. Ainsi, en dépit des freins intrinsèquement liés aux attributs du système politico administratif, une offre participative se développe et est stimulée par l’inflation des préoccupations sécuritaires, le contexte de restriction budgétaire et la crise de légitimité des institutions.

Sans catastrophisme ni paranoïa, mais avec discernement et régularité, il faudrait que toute personne puisse user d’autonomie et de responsabilité pour penser sa sécurité. Toute personne s’entend ici comme personne physique et personne morale. Le bien-être de millions de personnes du monde passe par une pensée développée de chacun sur la sécurité. Car, « aujourd’hui, une menace pour l’un d’entre nous constitue une menace pour tous ». Tout un chacun peut être acteur, observateur et consommateur de la sécurité. Ne pas adopter uniquement une posture de consommateur, voilà un véritable enjeu citoyen et sociétal. L’idée est que la sécurité subsiste, se développe et se renforce par une coproduction de l’État, la société et chaque individu. Une société de vigilance, voilà ce qu’il nous revient de bâtir. Dans cette vision, la sécurité est placée au cœur du business plan de l’entreprise. Une des grandes hypothèses de base de la sécurité humaine est que chacun peut devenir l’architecte de sa propre sécurité ainsi que celle de la société.

2. La création d’une culture de sécurité en entreprise
La création d’une culture de la sécurité n’est plus une option, c’est un levier stratégique pour toute organisation soucieuse de prévenir les risques et de garantir sa résilience. Une culture sécurité bien ancrée va au-delà des règles : elle repose sur des valeurs partagées, des comportements proactifs et un engagement constant à tous les niveaux. Instaurer une culture sécurité forte, c’est investir dans un futur plus sûr, plus résilient et plus performant. Il ne s’agit pas d’une question de conformité : c’est plutôt un levier stratégique pour réduire les risques, fidéliser les talents, renforcer l’image de marque et améliorer la performance globale. Les mentalités jouent un rôle clé : quand les employés se sentent responsables, ils n’attendent pas d’être sanctionnés ; ils cherchent à améliorer. Une culture de sécurité solide représente un facteur différenciant essentiel qui impacte directement la performance globale de l’entreprise. Les entreprises qui adoptent cette perspective ne se contentent pas de se protéger contre les menaces ; elles se positionnent stratégiquement pour saisir les opportunités futures. En effet, c’est « seulement si la survie est assurée que les organisations peuvent poursuivre le profit et la puissance ».


Conclusion
La sécurité ne constitue pas une dépense accessoire, mais un investissement structurant. Elle génère des bénéfices tangibles en matière de réputation, de conformité et de compétitivité. Dans un environnement mondial marqué par l’incertitude, la question n’est plus de savoir si une organisation peut investir dans la sécurité, mais si elle peut se permettre de ne pas le faire.
L’implantation d’une culture de sécurité repose sur des processus rigoureux, des standards exigeants, et un leadership éclairé. Sionsecurity, est le partenaire unique qui vous accompagne à devenir architecte de votre propre sécurité.


Dr. Waidi AKODJENOU